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Inventeurs.

ARCELIN
M. BERTHIER
John M. BROWNING
Salvatore CARCANO
Antoine Alphonse
CHASSEPOT
Samuel COLT
Louis DAUDETEAU
Johann Nikolas
DREYSE
John C. GARAND
Basile GRAS
Erik JORGENSEN
Ole H.J. KRAG
Nicolas LEBEL
James Paris LEE
John Mahlon MARLIN
MANCEAUX-VEILLARD
Ferdiand von
MANNLICHER
Paul et Wilhelm
MAUSER
William Ellis METFORD
Sergeï MOSSINE
Eliphalet REMINGTON
Charles H. ROSS
Christian SHARPS
Otto SCHONAUER
Eugène STONER
Oliver Fisher
WINCHESTER


ARCELIN.

Général d'artillerie, ancien directeur de la Manufacture d'Armes de Tulle, conçut en 1855 un mousqueton d'essai à chargement par la culasse pour une cartouche combustible à amorçage séparé en calibre 13 mm. L'obturation insuffisante provoqua son rejet.



M. BERTHIER.

En 1887, M. Berthier, chef de bureau à la Compagnie algérienne de Chemin de fer, présente un projet de transformation du fusil Lebel par l'adaptation d'un magasin de type Mannlicher placé verticalement sous la culasse. Une idée intéressante qui apporte une solution à l'un des défauts majeurs du Lebel: son magasin tubulaire excluant un réapprovisionnement rapide. Avec le magasin Mannlicher proposé par M. Berthier, on introduit en une seconde un chargeur-clip de trois cartouches, qui est évacué par le bas lorsque ces cartouches on été tirées. Le projet, amélioré par l'Atelier de Puteaux, est adopté en 1890 pour une carabine de cuirassier et une carabine de gendarmerie, puis en, 1892, pour un mousqueton d'artillerie, arme très séduisante qui connaîtra une longue carrière. En 1902, le système Berthier équipe un fusil de tirailleur indochinois, puis en 1907, un fusil de tirailleur sénégalais. Ce fusil 1907 sera modifié en 1915 par l'adjonction d'un magasin de 5 cartouches. Ce sera le fusil 07/15 de la Grande Guerre. Le mousqueton Modèle 1892 sera modifié de la même façon en 1916 et deviendra le Modèle 1892 M. 16 ou 1916.


John M. BROWNING.

John M. Browning. Logo John M. Browning.

Fils de Jonathan Browning, John Moses, né en 1855 devait devenir le plus grand inventeur d'armes modernes. Son père déjà était inventeur et avait produit des carabines tournantes ainsi que d'autres armes pour le voyage qui devait conduire les Mormons à travers toute l'Amérique, jusqu'en Utah, au XIXème siècle.

John et l'un de ses frères fondèrent la société Browning pour la production d'une carabine à un coup, qui fut adoptée par Winchester. C'était la première arme de toute une série qui devait connaître un grand succès. John n'était pas seulement un innovateur de talent, il pouvait aussi simplifier les idées des autres. La caractéristique de la plupart des esquisses de Browning est l'économie des éléments et la simplification d'utilisation.

Pendant la
Seconde Guerre Mondiale, les mitrailleuses, et en particulier les fameux calibres 30 et 50, furent employées dans toutes les situations.

Les firmes FN et Colt doivent une grande part de leur réussite aux dessins de John Browning. Son caractère se résume peut-être dans la façon dont il accepta le besoin que le gouvernement américain avait de ses inventions, en disant que leur prix était le sien. Sa mort, en 1926, marqua la fin d'un des plus grands inventeurs d'armes.



Salvatore CARCANO.

Salvatore Carcano

Salvatore Carcano est né à Varenne en 1827. Artilleur de formation, il rejoint la fabrique d'armes de Turin et développe un certain nombre de perfectionnements applicables aux armes à feu, dont la transformation d'un ancien fusil à percussion en arme à chargement par la culasse en 1867. Devenu contrôleur d'armes, il met au point la culasse mobile du fusil Modèle 1891. Il meurt à Turin en 1903.



Antoine Alphonse CHASSEPOT.



Antoine Alphonse Chassepot, né le 4 mars 1833 à Mutzig, Bas-Rhin et mort le 5 février 1905 à Gagny, Seine-et-Oise, est un armurier français. Il entreprend dès 1857 des recherches sur les armes à chargement par la culasse.

Il effectue ses travaux à la Manufacture de Châtellerault, établissement d'Etat qui s'était déjà spécialisée en 1855 dans la fabrication des mousquetons à verrou, platine indépendante à percussion, cartouche combustible à amorce séparée du général d'artillerie, Arcelin, inventeur de renom et ancien directeur de la Manufacture de Tulle.

En novembre 1857, Chassepot dépose le brevet d'un modèle très inspiré du système Arcelin dont la fabrication sera entreprise par Châtellerault en 1858. Deux versions de ce Chassepot verront le jour; ce seront le fusil de Dragon long de 1,315 mètre et le
mousqueton. En 1862, Chassepot s'attache à renforcer la solidité et la sécurité de ses précédents modèles, et présente un fusil de Dragon à Baîonnette à douille ainsi qu'un fusil lance toujours muni d'un sabre de cavalerie modifié (modèle 1854). Ce seront les ultimes essais tentés par Chassepot avec l'amorçage séparé. L'abandon définitif de ce système est dû à deux raisons;

- l'inventeur se rend compte de l'infériorité de ses prototypes face au Dreyse Prussien,
- un procès l'oppose aux armuriers Manceaux et Vieillard, qui prétendent avoir honteuseument été plagiés.

A partir de 1865 Chassepot va désormais diriger ses travaux vers la cartouche amorcée et la percussion centrale par aiguille, fini l'encombrante platine du côté droit, le chien sera désormais incorporé dans la tête mobile. Sa décision se trouve confortée par la position du tout puissant Comité d'Artillerie qui après les expériences de 1864, révélant la non perforation du papier de la cartouche par le jet de fulminant de la capsule, arrive à la conclusion qu'il faut chercher la suppression de ces ratés en plaçant l'amorce dans la cartouche même.

Mais on conserve pieusement l'idée de la cartouche papier alors que la cartouche en cuivre se révèle déjà avec le fusil Remington américain comme la solution de l'avenir.



Samuel COLT.

Samuel Colt Logo Colt

C'est bien grâce à Samuel Colt, né le 19 juillet 1814 que le revolver est devenu un pistolet pratique. Il déposa ses premiers brevets entre 1835 et 1846, et fit construire la Patent Arms Manufacturing Company à Paterson, dans le New Jersey. C'est l'emplacement de la société qui a donné son nom aux premiers pistolets.

Quand en 1847, les Américains commandèrent à Colt son modèle Dragoon, fabriqué à l'usine Whitney, ils poussèrent çà l'utilisation d'armes à feu Colt. Cela permit à Colt de s'installer a son compte. En 1853, une usine fut ouverte à Londre, qui dut fermer en 1857 à cause des coûts de production trop élevés.

Samuel Colt meurt en 1862, mais l'affaire continua à se développer grâce à des inventeurs de talent dont John Browning. L'affaire resta une entreprise familiale jusqu'à la mort de son fils en 1894.

La firme Colt a soutenu son pays, non seulement au cours des deux guerres mondiales, mais aussi pendant la guerre
Corée et la guerre du Viet Nam, puis elle fut séparée en deux département, dont l'un est spécifiquement militaire. Les fusils de guerre, les mitrailleuses et les fusils de chasse sont unanimement appréciés. Ils ont tous une réputation de bonne qualité.



Louis DAUDETEAU.

Le commandant Daudeteau, de l'infanterie territoriale, mit au point en 1889, un fusil à répétition à magasin vertical sous la culasse (système Lee) destiné à chambrer une cartouche de son invention de calibre 6,5 mm à trajectoire très tendue, avec un étui droit à gorge, très moderne. L'arme et la munition étaient supérieure au fusil Lebel adopté trois ans plus tôt.

En 1890, Daudeteau créait sa propre société pour la production de son fusil. Mais faute d'avoir pu emporter un gros marché, il fit faillite après avoir fabriqué 10 000 fusils environ. Un certain nombre de ces fusils furent rachetés par la Manufacture d'Armes et de Cycle de Saint Etienne (MANUFRANCE) qui les transforma en carabine de grande chasse sous le nom de Rival, en calibre 6,5 Daudeteau, 8 mm Lebel et 303 British. Après 1918, les carabinesRival de Manufrance seront équipés de culasse Mauser.



Johann Nikolas DREYSE.

Johann Nikolas Dreyse


Bien qu'avec le temps le fusil à
aiguille se révélât inefficace, et que sa cartouche ne pût en aucune façon être améliorée, son invention par Johann Nikolas von Dreyse fit de l'arme à répétition par culasse tournante, une arme militaire pratique. Dreyse fit breveté en 1831 sa cartouche à aiguille, et en 1835 le Zundnadelgewehr, ou fusil à aiguille à répétition par culasse tournante, était enfin fabriqué. Malgré tous ses défauts, cette arme fut adoptée par l'armée prussienne et s'avéra présenter des avantages certains sur les fusils à chargement par la bouche, alors utilisé par les autres armées eutopéennes. Dreyse mourut en 1867.



John C. GARAND.

John C. Garand

Quand il fut adopté par l'armée américaine en 1936, le fusil Garand était le premier fusil à chargement automatique à avoir une utilisation militaire. Sa conception a servi au fusil M 14.

John Garand, né au Québec en 1888, émigra dix ans après dans le Connecticut. Il eut un premier emploi dans une filature de coton, où il fit preuve de ses aptitudes mécaniques, en prenant à l'age de 13 ans son premier brevet. Pendant la Première Guerre Mondiale, il s'intéressa aux armes et soumit un projet de mitrailleuse en 1916.

L'idée originale, sur laquelle il travailla, était l'amorçage du mécanisme de la culasse. Mais cela n'a jamais pu être adapté sur des armes de série, car cela exigeait des munitions de très grande qualité. Les fusils T1920, M1921 et M1924 furent remplacés par le T3, qui devait devenir le M1 Garand. Ce M1, mis au point en 1931, entra en service en 1936.



Basile GRAS.

Basile Gras

Le général Basile Gras, inspecteur de l'artillerie, fut le créateur du système Gras, transformant le système Chassepot pour le tir d'une cartouche à percussion centrale de calibre 11 mm. Les armes du système Gras furent employées au cour des campagnes coloniales, puis revendues sur le marché civil après l'adoption du fusil Lebel Modèle 1886.



Erik JORGENSEN.

Erik JORGENSEN


Erik Jorgensen, né en 1848 avait reçu une formation d'armurier, il avait été formé par Larsen. En 1875, il devient armurier militaire dans un bataillon de chasseur tout en gérant un commerce d'arme. En 1882, il entre à la fabrique d'armes de Kongserg dont il devient armurier en chef. C'est là qu'il rencontre Ole Krag et de leur collaboration naîtra le fusil Krag-Jorgensen. Erik Jorgensen mourut en 1896.



Ole H.J. KRAG.

Ole H.J. Krag

Ole Herman Johannes Krag est né en Norvège en 1837. En 1880, il devint directeur de l'arsenal de Kongsberg puis, en 1895, directeur du matériel du gouvernement norvégien. Ses dessins de fusils, dont certains ont été fait avec Erik Jorgensen, ont été adoptés par le Danemark, la Norvège, les Etats-Unis et d'autres pays encore. Il pris sa retraite en 1902 et mourut en 1912.



Nicolas LEBEL.

Nicolas Lebel

Le colonel Lebel était, en 1886, l'un des membres de la Commission chargée de préparer l'adoption du nouveau fusil de guerre français. Il commandait l'Ecole normale de tir du camp de Châlons où furent procédés aux essais devant conduire à l'adoption du fusil à répétition Modèle 1886, que l'on surnommaLebel.

Le fusil Lebel Modèle 1886 est le résultat d'un assemblage hybride. Son mécanisme est celui du fusil Kropatshek, adopté en 1878 par la Marine dans le calibre 11 mm du fusil Gras. C'est un fusil à répétition, muni d'un magasin tubulaire sous le canon. Mais sa cartouche résulte de l'invention, en 1884, par l'ingénieur Paul Vieille, du Service des Poudres, de poudres nouvelles, dites "sans fumée" qui brûlent complètement sans laisser de résidu et développent une énergie trois fois supérieure à celle de la poudre noire. Ce fusil, périmé au moment de son adoption recevra des modifications en 1893. Entre temps, le Lebel aura été entièrement transformé par Berthier.



James Paris LEE.

James Paris Lee

James Paris Lee est né le 9 août 1831 à Hawick, en Ecosse. La famille émigre au Canada en 1836. Il apprend le métier d'horloger, puis s'installe à son compte mais son commerce végète. Il cherche à se reconvertir dans la tannerie mais l'expérience échoue. Par ailleurs, passionné pas les armes, il conçoit en 1862 un premier fusil à répétition et c'est le début d'une grande aventure.

En 1864, il s'installe à Milwaukee et fonde une modeste société de production d'armement. Il obtient un contrat pour la fourniture de mille carabines destinées aux
nordistes, mais un litige au sujet du calibre fait échouer le projet et l'amène à déposer le bilan. Malgré la faillite de son entreprise, il poursuit des recherches en matière d'armement. Dès lors, ses efforts vont de concentrer sur le développement de systèmes d'alimentation. James Paris Lee est l'inventeur du boîtier chargeur amovible renfermant des cartouches disposées en pile unique pour alimenter les fusils à répétition. L'invention primitive est loin de la perfection, d'autres inventeurs vont l'améliorer. A chaque fois des brevets sont déposés. On arrive finalement à un chargeur formé de deux coquilles symétriques en tôle mince, embouties et brasées. A cette époque, les fusils Lee sont fabriquées chez Sharps, puis par Remington.

Finalement, l'inventeur arrive à finaliser la version définitive du chargeur qui porte son nom. Il reçoit à cette occasion l'aide de son frère John, patron qui dirige une fonderie au Canada. Il l'aidera nottament à trouver la meilleure méthode pour tremper les ressorts élévateurs. Les armes du système Lee sont améliorées aux Etats-Unis pour le marché international, la version la plus évoluée apparaît en 1899. Sa fabrication se poursuit chez Remington jusqu'en 1905.

James Paris Lee mourut le 24 février 1904, il est inhumé à Hartford dans le Connecticut.



John Mahlon MARLIN.

John Mahlon Marlin Logo Marlin

John Mahlon Marlin monta un magasin d'armurerie dans la ville de New Haven, dans le Connecticut. Tout d'abord, Marlin concentra ses efforts sur la production de Derringer, puis de revolvers. A la fin du XIXème siècle, il fit breveter plusieurs fusils et se mit à fabriquer des carabines à un coup Ballard.

En 1881, Marlin annonça la création d'une carabine à mécanique à pontet, ce qui devait aboutirà une guerre froide avec Winchester. Mais le système d'éjection par le haut, semblable à celui de Winchester, fut bientot abandonné pour être remplacé par un système d'éjection latérale.

John Marlin mourut en 1901 et c'est son fils qui dirigea la société jusqu'en 1915, date à laquelle elle fut vendue et rebaptisée la Marlin-Rockwell Corporation. La direction de cette nouvelle firme ne s'intéressait peu ou pas aux armes de chasse, et concentra ses efforts, pendant la Première Guerre Mondiale sur les productions militaires. En 1923, la compagnie fut rachetée pour une modique somme par Franck Kena.



MANCEAUX-VEILLARD.

Jules Manceaux, fils d'un ancien chef de fabrication des armes blanches à la Manufacture de Versailles, obtiendra l'entreprise de la Manufacture de Tulle dans les années 1840 - 1855. En 1856, il fait breveter un mécanisme appelé Manceaux-Veillard du nom d'un armurier parisien associé à cette invention.

Il s'agit d'un système à chargement par la culasse avec amorçage séparé. L'arme sera mise à l'essai en 1862 dans la troupe, mais l'obturation étant insuffisante, elle fut rejetée, d'autant que des ratés se produisaient fréquemment par non perforation de l'étui-papier de la cartouche combustible. Cependant, des fusils Manceaux seront fabriqués en 1870 pour la Garde Nationale.



Ferdinand von MANNLICHER.

Ferdinand von Mannlicher

Ferdinant von Mannlicher est né en 1849, il reçu ne formation d'ingénieur. Il entra à la compagnie des chemins de fer autrichiens, où il devint ingénieur en chef.

Plus tard, il entra à la Osterreichische Waffenfabriksgesellschaft à Steyr, où, non seulement il dessinait des armes, mais expérimentait aussi, de façon très prolifique, différente méthodes pour le fonctionnement des armes à feu. Il travailla avec Otto Schönauer au projet de boîte-chargeur rotative, qui fut la caractéristique du fusil
Mannlicher-Schönauer. Son travail personnel portait sur les culasses tournantes, les carabines automatiques, ainsi que les chargeurs et boîtes-chargeurs rotatives.



Paul et Wilhelm MAUSER.

Paul Mauser Wilhelm Mauser

Logo Mauser

A l'origne, la société Mauser fut fondée par les deux frères Mauser, Paul et Wilhelm, pour fabriquer des pièces pour le fusil que le gouvernement allemand adopta en 1871. Le gouvernement avait des intérêts dans l'usine. La firme était en pleine expansion, quand Wilhelm mourut en 1882. La société devint alors une entreprise d'état et prit le nom de Waffenfabrik Mauser.

L'entreprise continua à prospérer, grâce à la production de versions modifiées du premier fusil, et aux accords de licence passées avec d'autres entreprises. En 1896, le pistolet Mauser C 96 fut ajouté à la production. En 1922, la firme fut réorganisée sous le nom de Mauser Werk, et prit une part active à l'effort de guerre allemand des années 40, en fabriquant et développant des armes de toutes sortes.

La firme fut à nouveau réorganisée après la guerre sous le nom de Mauser Jagdwaffen et fabriqua des armes de sport.



William Ellis METFORD.

William Ellis Metford

William Ellis Metford est né le 8 octobre 1824. Il reçoit une formation d'ingénieur et c'est dans les chemins de fer qu'il met à profil ses connaissances en mécanique. Mais le fils de chasseur va très vite s'orinter vers l'armement et la pytotechnie. Ses activités l'amènent à séjourner aux indes d'où il revient très affaibli suite à des problèmes de santé. Ceci ne l'empêche pas de poursuivre des recherches balistiques qui font autorité et l'amène à découvrir un profil de rayures retenu sur les matériels britanniques. Il meurt le 14 octobre 1899.



Sergueï MOSSINE.

Sergueï Mossine

Mossine est né dans le raion de Ramon, gouvernement de Voronej, (Empire russe), en 1849. Il entre à l'académie militaire à l'âge de 12 ans où il excelle par ses qualités martiales. En 1867, il est reçu à l'École militaire d'Alexandrovskoïe. À son départ d'Alexandrovskoïe en 1870, il opte pour l'artillerie et est transféré à l'École d'artillerie Mikhailovskoïe.

En 1872, il est diplômé de l'école d'artillerie et enchaîne avec l'académie d'artillerie d'où il sort avec le grade de capitaine. Il est nommé à l'arsenal de Toula au sud de Moscou où il dirige la section usinage. Sergueï Mosine est un perfectionniste, il travaille sur un projet qu'il a en tête depuis longtemps: la mise au point et la fabrication d'un nouveau fusil, qui, il l'espère, pourrait être la nouvelle arme que la Russie attend. Son fusil est terminé depuis un certain temps quand arrive Léon Nagant avec lequel il collaborera. Il meurt le 8 février 1902 et est enterré à Toula.



Eliphalet REMINGTON / Marcellus HARTLEY.

Eliphalet Remington Marcellus Hartley

Logo Remington

La firme remington est l'une des plus anciennes fabriques d'armes d'Amérique. elle fut fondée en 1816 par Eliphalet Remington, à l'endroit où se trouve maintenant la ville d'Ilion, dans l'état de new York.

bien que maréchal ferrant à l'origine, Remington se mit rapidement à fabriquer des carabines et sa bonne réputation s'étendit au fur et à mesure que son entreprise se développait. Très tôt, il acheta une ferme qui devait pouvoir permettre d'agrandir l'usine en 1828. La firme prit un nouvel essor pendant la
Guerre de Sécession, mais Eliphalet mourut en 1861. Ses fils prirent la succession.

En 1888, Marcellus Hartley s'associa avec Remington. Il possédait une grande expérience dans le domaine des armes à feu et des munitions de chasse, et avait ouvert un magasin d'article de chasse à New York en 1854. Il saisit l'occasion qui s'offrait à lui de se convertir dans le domaine des cartouches et racheta deux firmes qu'il déplaça à Bridgeport dans le Connecticut. Il baptise la firme qui en résulta l'Union Metallic Cartridge Company. Puis il acquit une grosse partie des actions de Remington en 1888. En 1912, les deux frères s'associèrent sous le nom de Remington Arms-Union Metallic Cartridge Company et, en 1921, une fusion complète eut lieu. La firme inventa les premiers composants d'amorce non corrosifs, qui permirent l'inscription Kleanbore sur les boîtes de cartouches.

En 1933, E.I. Du Pont de Nemours and Company achetèrent une part majoritaire de la firme. Depuis de nombreuses années, Du Pont fournissait la partie propulsive de la cartouche. En 1934, la société racheta la Peter Cartridge Company. Pendant la guerre, la production prit un bel essort. Après la guerre, la société se convertit avec succès dans la fabrication d'armes et de munitions pour la chasse et le sport.



Charles H. ROSS.

Né le 4 avril 1872, Charles Henry Augustus Frederick Lockart Ross est un catholique d'origine écossaise. Neuvièemme baron de Balnagow, il gère un vaste domaine comprenant des terres agricoles, des dépendances et deux distilleries (gin et whisky). Sir Charles est aussi un brillant ingénieur. Après des études supérieures dans les meilleurs collèges de Grande-Bretagne, il débarque au Canada en 1897, prend des intérêts dans une compagnie de chemins de fer, fonde une société qui fabrique des pompes hydrauliques, ce qui ne l'empêche pas d'investir dans la recherche minière en Chine et dans l'alimentaire en Angleterre. Lorsqu'il était étudiant à Eton, en 1893, il avait déjà fait breveter un fusil de son invention comportant une culasse à mouvement rectiligne. Amélioré en 1896 et en 1897, il entre en production dans une petite entreprise américaine du Connecticut dirigée par Joseph A. Bennet qui est aussi son agent aux USA.

Les relations entre Charles Ross et ses contractants durent jusqu'en 1905 aux Etats-Unis et 1910 en Grande-bretagne. C'est à peu près à cette époque que Ross fonde sa propre manufacture d'armes. Après de multiples difficultés pour arriver à faire adopter son fusil par le Canada, sir Charles se retire en Floride après la
Première Guerre Mondiale. Il meurt le 29 juin 1942.



Christian SHARPS.

Christian SHARPS

Si les bisons sont en voie de disparition, c'est peut-être à cause de la superbe carabine inventée par Christian Sharps. Cette carabine brevetée en 1848, se chargeait par la culasse avec des cartouches en papier, mais son mécanisme était si bien conçu qu'il fut possible de la charger avec des cartouches métalliques. A la base, c'était une arme de type basculant.

Sharps fabriqua une autre arme qui eut beaucoup de succès; un petit pistolet de poche, à percussion annulaire à quatre canons, utilisant une broche rotative pour mettre à feu chaque canons à son tour. Sharps inventa encore de nombreux modèles, mais il est certain que c'est la Buffalo qui le fit entrer dans la prospérité.

Sharps Buffalo



Otto SCHONAUER.

Otto SCHONAUER

Otto Schönauer fut employé, puis directeur de la Osterreichische-Waffenfabriks-Genellschaft à Steyr. Il y travailla avec Mannlicher à la mise au point de la boîte-chargeur rotative, qui caractérisait les carabines de tir Mannlicher-Schönauer.


Eugène STONER.

Engène STONER

Stoner est l'un des grands inventeurs d'armes des temps modernes. Il doit sa gloire aux dessins qu'il fit pour Armalite, quand il y travaillait.

Son arme la plus connue est le fusil
M 16, qui atteingit un chiffre de production de 4,5 millions de pièces fabriquées par différents entreprises, dont surtout Colt. Il participa, avant de quitter Armalite, à la mise au point du AR 18. Stoner travailla aussi sur un projet de canon.



Oliver Fisher WINCHESTER.

Oliver Fisher Winchester



C'est grâce à l'enthousiasme d'un fabricant de chemises, Oliver Fisher Winchester, qu'est née cette société. Benjamin Tyler Henry, un armurier qui avait un projet de carabine à son actif, travaillait pour Winchester dans sa société, la New Haven Arms Company, avant même que ce dernier eût décidé de vendre son affaire de chemises pour se spécialiser dans les armes. La nouvelle entreprise prit le nom de Winchester Repeating Arms Company et fut rapidement en pleine expansion du fait de sa capacité à produire de bons fusils à répétition. Le Modèle 66 fut suivi modèle 73, qui a souvent été appelé le fusil qui a conquis l'Ouest, puis la firme lança le modèle 76. Le succès s'accrut grâce aux créations de John Browning.

La Première Guerre Mondiale provoqua un important développement, mais la conclusion de la paix posa un énorme problème: la crise du marché intérieur des articles de chasse ne permettait plus l'emploi de main d'oeuvre trop nombreuse et l'utilisation de nombreuses machines. La Western cartridge Company étant, elle en pleine expansion, son directeur, John Olin, acheta la Winchester en 1931 et la rebaptisa Winchester-Western Company. La société prit un nouvel essor avec la Deuxième Guerre Mondiale, puis devins plus tard l'une des branches de Olin Mathieson Corporation.