Le Merveilleux

Le Merveilleux

Caractéristiques:


6 mm
8 mm
Longueur
115 mm
120 mm
Hauteur
55 mm
60 mm
Longueur du canon
72 mm
75 mm
Poids
160 g
300 g
Capacité
7 coups
7 coups
Pays
France
France


Généralités:
Jacques Rouchouse qui succède à Juste Escoffier vers 1890 dépose un premier brevet le 19 avril 1889 concernant un pistolet à magasin à répétition mécanique. Le brevet présente un petit pistolet composé d'un boîtier enserrant un logement chargeur et un mécanisme de percussion. Un canon fin prolonge le boîtier. A l'arrière vissé sur un coulisseau, se trouve une pédale dont la forme épouse celle de la paume de la main. Une plaque élévatrice pousse les cartouches vers le haut. En poussant la pédale, le bloc de percussion introduit la cartouche dans le canon en comprimant le ressort du percuteur. En fin de course le percuteur se libère pour frapper l'amorce de la cartouche. Un ressort de rappel ramène au repos le mécanisme et éjecte la douille au passage. Il semble qu'aucune arme n'est été fabriquée suivant ce brevet dans lequel Jacques Rouchouse protège plus une idée qu'un prototype.

Mr Aulanier, agent en brevet de Saint Etienne dépose le 18 avril 1890, au nom de l'inventeur, un additif au brevet de 1889. Dans cet additif, l'arme est plus étoffée. Le bloc de percussion est solidaire de la pédale. Un solide ressort à boudin assure le rappel et le système d'extraction est nouveau. Ce mécanisme semble difficile à construire, il semble que Rouchouse est le prit le parti de construire une arme plus simple en s'inspirant de son brevet. Jacques persévère dans la recherche fondamentale avec le dépôt d'un second additif le 29 janvier 1897 par messieurs Freydier-Dubreuil et Janicot ingénieurs domiciliés à Lyon. L'arme possède une pédale articulée sur le bloc percussion et le coulisseau plus un chargeur. Le système d'extraction est nouveau.

L'arme décrite dans ces trois brevets pêche par deux défauts majeurs; la complexité d'usinage et la force importante à exercer par la main du tireur pour bander tous les ressorts. Rouchouse va donc construire un modèle plus simplifié sous le nom de Le Merveilleux.

Le pistolet fabriqué par les Etablissements Rouchouse & Cie ne reprend les brevets de Jacques que dans le principe et le chargeur. L'arme apparaît vers 1892. Par rapport aux brevets, le pistolet possède une pédale à l'avant du boîtier beaucoup moins dure à manoeuvrer. Le mécanisme est différent par conte; la planchette élévatrice et la disposition des cartouches est couvertes par les brevets. L'arme est revendue dans toute la France par le réseau commercial stéphanois. Elle sera distribuée ensuite dans toute l'Europe via le catalogue Alfa. Le nombre d'exemplaires connus atteste du succès de ce pistolet. Certains sont vendus dans un porte-monnaie en cuir, d'autres dans un coffret avec une boîte de cartouches et un écouvillon. Les finitions varient du bronzage simple au nickelage avec gravure. Les plaquettes se rencontrent en bakélite, en bois exotique comme en ivoire gravée. Ces plaquettes portent ou pas les inscriptions St Etienne, Rouchouse & Cie ou Le merveilleux. Il existe de petites différences entre les modèles. Il faut sur certains pistolets abaisser une lame de blocage pour avoir accès au mécanisme, sur les autres un levier arrière. Un anneau de dragonne qui fait aussi indicateur de contenance de chargeur n'existe pas sur toutes les armes. Il est remplacé par une tige recourbée. En tirant dessus on lit le dernier chiffre indiquant le contenu du magasin.

Fabricant:
Ets Rouchouse & Cie.