Manceaux Veillard

Manceaux Vieillard

Manceaux Vieillard

Caractéristiques:

Calibre: 12 mm.
Longueur totale: 1,25 m.
Longueur du canon: 0,854 m.
Poids vide: 4,250 kg.
Capacité: 1 coup.
Pays: France.

Généralités:
Jules Manceaux est un arquebusier réputé, il fait breveter une machine à rayer les canons en 1854. C'est lui qui prend en main les destinées de la Manufacture de Tulle entre 1840 et 1855. Associé à Veillard Eugène Napoléon, armurier à Paris en 1856, ils déposent cette même année un brevet pour un système à chargement par la culasse à percussion séparée extérieure.

Malgré un additif au système en 1858, les quelques armes mises à l'essai dans les corps en 1863 ne sont pas ou peu appréciées.

Toutes les armes du système Manceaux Vieillard tirent une cartouche papier dont la rigidité est assurée par un tortillon de fil en laiton. La balle cylindro-ogivale d'un poids de 32 grammes est propulsée par une charge de 5 grammes de poudre à mousquet.

Description:
Le verrou, comparable à celui du système Chassepot des premières moutures de 1858 à 1862, offre en raison de son levier rabattable plus important une meilleure prise en main. L'obturation de la culasse est très comparable à celui en usage sur les armes du système
Podewils Lindner bavarois.

Dans le fusil Chassepot, la pression des gaz occasionne la dilatation du joint de caoutchouc de la culasse mobile, dans le système Manceaux Vieillard, elle appuie sur une pièce métallique faisant office de coin dans la partie creuse de la tête de culasse, jouant ainsi sur l'élasticité de l'acier.

Pour un fonctionnement correct du système, il faut donc un ajustage, un surfaçage, un polissage, ajouté à un traitement thermique de l'acier irréprochable. Chaque tête de verrou est ajustée sur la chambre de l'arme de destination. L'interchangeabilité des pièces n'est donc possible qu'après un nouveau passage en atelier.

Dans la partie avant de la culasse fixe, un petit ergot placé sur le côté droit du tonnerre empêche, lorsque la culasse est ouverte, l'armement intempestif du chien. Il supprime ainsi le risque de pouvoir percuter une amorce avant la fermeture complète du verrou. A la fermeture de la culasse, une came fixée sur l'avant du verrou commande l'effacement du téton de sécurité permettant ainsi l'armement du chien. Le verrou, du type classique pour le système, présente sur le côté gauche un petit téton articulé qui doit être soulevé pour obtenir la dépose de celui-ci.



Le canon bronzé, à pans au tonnerre sur 10 cm devient cylindro-conique jusqu'à la bouche, le guidon est monté sur une embase carré soudée sur celui-ci, sur le côté droit est brasé le tenon de baïonnette, il est fixé sur la monture par une vis, traversant la queue de culasse, prise sur l'écusson de sous-garde, par une grenadière portant le battant de bretelle, et également par un embouchoir, en acier à la finition bronzée.

L'arme est munie d'une baguette en acier. La tête de la baguette est percée pour l'utilisation de l'outil, l'embout est fileté dans le même but. Cette accessoire sur une arme à chargement par la culasse demeure nécessaire, ne serait-ce qu'en raison de l'utilisation d'une cartouche combustible réservant parfois à l'usage quelques aléas. La hausse à planchette et à curseur est graduée jusqu'à 1 200 mètres.

Un battant de bretelle en acier bronzé est fixé par deux vis sous la crosse, près de la plaque de couche. Le pontet, pièce massive en acier bronzé, est fixé par deux vis, une à bois pour la partie arrière, une à pas métallique à l'avant, le canon faisant écrou. La plaque de couche en acier bronzé est fixée de façon classique par deux vis à bois.

La platine dite en avant très classique comporte une noix avec un cran de sûreté et un cran d'armé, sa fixation sur l'arme est obtenue au moyen de deux fortes vis traversantes dont les têtes sont prises dans deux rosettes jouant le rôle de contre-platine. Le chien, d'une conformité peu ordinaire, massif, donne à l'arme un aspect très particulier. La crête de ce chien est striée pour en faciliter la préhension lors de l'armement.



Marquages:
La platine est marquée sur deux lignes en lettres cursives Jules Manceaux à Paris.



Sur le tonnerre, côté droit, se trouve un poinçon circulaire marqué J.M.

Sur le dessus un poinçon ovale portant les lettres EP qui sont les marques du banc d'épreuve de Paris, sous notamment le Second Empire, dessous ce marquage figure le numéro 12.

Sur le pan gauche du canon, on retrouve deux poinçons de forme identique, l'un avec la lettre B couronnée, l'autre avec la lettre P couronnée également.

Sur le pan vertical côté droit un poinçon carré marqué M.