Walther Modèle SL

Walther Modèle SL

Walther Modèle SL


Caractéristiques:

Calibre: 26,7 mm.
Longueur totale: 340 mm.
Longueur du canon: 230 mm.
Poids: 1 810 g (acier), 940 g (alu).
Capacité: 1 coup.
Pays: Allemagne.

Généralités
Tandis que l'armée et l'aviation adoptent chacune de leur côté un pistolet signaleur qui leur est propre, la marinez allemande n'est pas en reste et fait étudier par Walther un engin pyrotechnique destiné aux sous-marins. Les premiers modèles sont livrés en 1936 et la fabrication s'achève en 1943.

Description:
Ce pistolet à simple canon est entièrement réalisé en acier inoxydable. La poignée est munie de deux plaquettes de crosse en noyer finement quadrillée et le dessous du canon reçoit une longuesse en noyer lisse permettant de tenir l'arme à deux mains. Cette longuesse comporte un rebord, à son extrémité antérieure, destiné à éviter tout glissement ou mauvaise prise. Le canon est octogonal au niveau de la chambre, puis rond, avec un renfort pour la fixation de la longuesse.

Le mécanisme fonctionne uniquement en double action. Un levier de sûreté, placé sur le côté gauche, permet de bloquer la queue de détente. La platine se compose d'une gâchette actionnant une masse percutante à mouvement linéaire. Le mécanisme de détente est étonnamment souple et doux. L'ouverture du pistolet pour le chargement, s'effectue par basculement du canon, en agissant sur le levier d'ouverture situé devant le pontet. Ce système comporte un dispositif de sécurité interdisant le tir lorsque le, canon n'est pas correctement verrouillé. Un robuste ressort à boudin, monté sous éléments télescopiques, provoque une ouverture franche et rapide.

La complexité de conception du mécanisme force l'admiration : il s'articule entièrement grâce à des clavettes et des emboîtements. Il peut-être monté et démonté presque sans outil, à la manière d'un jeu de construction. Ce pistolet ne comporte en tout et pour tout que deux vis : l'une maintient les plaquettes de crosse et l'autre fixe la longuesse. Sur le côté gauche de la carcasse est visible une fausse vis, qui est en réalité une clavette qui sert à verrouiller cette clavette sur la carcasse en la tournant afin d'amener le petit tenon à ressort dont elle est pourvue en face du logement destiné à le recevoir. Toutes les pièces sont interchangeables et seules les pièces principales, (canon, carcasse, plaque de recouvrement du percuteur) sont numérotées.

Constructeur:
Waffenfabrik Walther, Zella-Mehlis (code ac) à 3 300 exemplaires.



Marquages
Le côté gauche de la carcasse reçoit les marquages du fabricantWalther inscrit dans une banderole, son dresse Waffenfabrik Walther Zellas-Mehlis (Thür.), l'année de fabrication et le numéro de série. Figure également sur le côté gauche le poinçon de réception du service des armes de la marine département III, qui était responsable de la prise en charge, de l'inspection et de l'entretien des armes à feu portatives et de l'artillerie navale légère (jusqu'au canon de 37 mm), de leur munitions, pièces de rechange, accessoires et autres pièces d'équipements. Ce poinçon représente un aigle dressé sur une croix gammée dans un cercle avec, au dessous, la lettre M et les chiffres III/3.

Les numéros d'enregistrements de la marine figurent sur l'armature de poignée. Les signaleurs attribués à la flotte de la Baltique portent la lettre O suivi du numéro. Ce marquage est toujours situé à l'arrière de la poignée. Ceux destinés à la flotte de la mer du Nord sont marqués sous la poignée de la lettre N, le numéro étant alors frappé sous la lettre. Ces numéros d'inventaires disparaissent à partir de 1939.

Sur le côté droit de la carcasse sont apposés les poinçons d'épreuve B couronné et de contrôle U couronné, le chiffre 4 dans un cercle, indiquant que le pistolet a subi l'épreuve du tir des cartouches de calibre 4 et S couronné, marque d'essai d'un canon lisse pour le tir d'une cartouche à plomb. Ces poinçons seront remplacés en 1939, par un aigle perché sur un cœur renversé, dans lequel figure ce qui ressemble à un petit sapin. Ce poinçon spécifique à l'épreuve des armes de poing de l'usine Walther à Zella-Mehlis.

A partir d'avril 1939 entrent en vigueur des nouvelles prescriptions (loi du 8 juillet 1939) destinées à empêcher toute identification d'une unité militaire ou d'un navire à l'aide des marquages. Le nom et l'adresse de l'entreprise Walther sont alors remplacés par le code ac.