Pistolets signaleurs

Allemagne
Etats-Unis
France
Grande-Bretagne
Italie
Japon


Page sur les
Artifices de signalisation français.

La signalisation par signaux remonte à l'Antiquité. Les Romains ont mis en oeuvre un procédé optique grec qu'ils perfectionnent: les tours à feu. Plus près de nous, on trouve trace de l'utilisation de pistolets de signalisation dans la marine française au milieu du XVIIème siècle. On utilisait alors un engin pyrotechnique possédant une poignée de pistolet à percussion modèle 1822 T bis, dont la partie antérieure ressemble à une petite poêle.



Vers 1840, un certain John Rodgers développe des artifices de diverses couleurs en ajoutant à la poudre des oxydes métalliques. Un officier de marine, Benjamin Coston, améliore le système et préconise son utilisation pour communiquer, il quitte la marine et décède en 1848. Sa veuve, poursuit ses travaux et vend les brevets au gouvernement américain.

Un peu plus tard, le lieutenant Edward Wilson Very, améliore le système de signalisation en utilisant des cartouches chargées avec une fusée éclairante. Un premier brevet est déposé en 1877 et, en 1882, la marine adopte le pistolet Very.

De leur côté, les Allemands développent un signaleur à aiguille, le Pillenlicht M 1880. Un autre modèle apparaît en 1893, le Mählmann, mais il ne permet toujours pas de faire monter l'artifice vers le ciel.

La France adopte le pistolet Very en 1891 et l'Allemagne met en service un modèle équivalent en 1899.

Avec la Première Guerre Mondiale, l'usage des pistolets signaleurs se généralise. Il devient alors possible aux guetteurs de première ligne d'illuminer la nuit la zone du no man's land dont ils ont la surveillance. Ils servent aussi à communiquer avec l'artillerie. La marine continue à les utiliser ainsi que l'aviation naissante.

Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, leur emploie se poursuit. On crée aussi des cartouches spéciales destinées à lancer des messages ou à diffuser des tracts de propagande.

De nos jours, les pistolets signaleurs, après avoir longtemps équipé les tours de contrôle des aérodromes ou avoir fait partie des kits de survie obligatoire sur les bateaux, ont fait place à des artifices consommables pouvant être mis en oeuvre sans engin de lancement.