Lexique.

Données métriques de cartouches anciennes.

Cartouches à broches.

Interréssantes petites cartouches à broche.

Les cartouches à percussion annulaires.

B.B. cap et C.B. cap
22 Short
22 Winchester Automatic
22 Remington Auto
22 Long
22 Long Rifle
22 Stinger
22 Magnum
22 Extra Long Suisse
22 Extra Long US
22 Winchester Rim Fire
6 mm Flobert
6 mm Extra Long
.25 Short Stevens
.25 Short Long
.30 Short RF
.30 Long RF
.32 Extra Short RF
.320 et sa famille
32 Long RF
38 Extra Long RF
.44 Henry
46 Rim Fire
.56/.50 et .56/.52 Spencer
.56/.56 Spencer

Les calibres métriques.

4,5 x 26 R
4,6 x 30
4,6 x 36
4,85 x 49
5,2 Mondragon
5,45 x 39
5,56 x 23,5
5,6 x 39
5,6 mm Eiger
5,6 x 50 Magnum
5,6 x 52 R
5,6 x 57
5,66 x 39
5,7 x 28 F.N.
5,8 x 42
6 mm PPC
6 mm BR
6 x 47 SM
6 mm Lee Navy
6,5 x 48
6,5 x 54 R
6,5 mm Mondragon
6,5 mm Arizaka 1er Type
6,5 mm Arizaka 2 eme Type
6,5 Carcano
6,5 x 54 R Mannlicher Hollandais
6,5 mm Daudeteau
6,5 mm Mannlicher-Schönauer
6,5 x 55
6,5 mm Vergueiro
6,5 x 57
6,5 x 57 R
6,5 x 68
6,5 x 68 R
6,8 mm Remington SPC
6,8 x 56
6 x 62 Frères
7 mm-BR Remington
7 mm-08
7 x 53 Boers
7 mm Mauser (7 x 57)
7 x 57 R
7 x 59 Meunier
7 mm Remington Magnum
7 x 64
7 x 65 R
7,35 Carcano
7,5 x 38
7,5 Schmidt-Rubin Modèle 1890
7,5 Schmidt-Rubin Modèle 1911
7,5 mm Mle 1924
7,5 mm Modèle 1929 C
7,5 x 54 MAS pour 8 mm Lebel
7,62 x 24
7,62 x 39
7,62 x 42
7,62 x 45
7,62 NATO
7,62 mm Mosin
7,62 mm modèle 1949 (7,62 x 63)
7,65 x 35
7,65 mm Mauser
7,65 x 61
7,7 x 58 (Arizaka)
7,92 mm Kurz
7,92 x 41 (CETME)
7,92 x 57 R
7,92 mm Mauser
7,92 mm Mauser S
7,92 x 94
8 x 35 SR
8 x 50 R
8 mm Lebel
8 mm Solothurn
8 mm Murata
8 mm Krak-Jorgensen
8 x 59
8 mm Kropatschek
8 x 60 S
8 x 63
8 x 68 S
8 x 87
8 x 107
9 x 39
9,3 x 62
9,3 x 64 Brenneke
9,3 x 72 R
9,3 x 74 R
9,5 x 60 R
10,15 Jarmann
10,15 x 63 R
10,4 Vetterli Italien
10,5 Vetterli Suisse
10,6 mm Berdan 2
10,75 x 68 Mauser
11 mm Chassepot
11 x 42 R Comblain
11 mm Remington Egyptien (11 x 49 R)
11 mm Albini (11 x 50 R)
11 mm Beaumont
11 mm Werder (11 x 50 R)
11 x 53 R Comblain brésilien
11,7 x 51 R
11 mm Remington Espagnol (11 x 57 R)
11 mm Werndl (11 x 58 R)
11 mm Gras (11 x 59 R)
11 mm Gras de cadet
11 mm Murata
11 mm Mauser
11,43 Peabody Roumain
12,7 Remington Pontifical
12,7 x 81 SR
12,7 x 108
13 mm Tankgewehr
13 mm De Reffye
13,2 x 99
13,6 mm Dreyse
14,5 x 51 R
14,5 x 114
15,24 mm Krnka
18 mm Milbank
18 mm à Tabatière


Les calibre Anglais et Américain.

.17 Remington
310 Remington Shot
.22 Hornet
22-250 Remington
.220 Swift
.222 Remington
.222 Remington Magnum
.223 Rem /5,56 mm
.243 Winchester
25-06 Remington
257 Roberts
.276 Enfield
.276 Pedersen
.270 Winchester
280 NATO
.280 Remington
30 M1 court
.30 Carbine
300 Savage
308 Winchester
30 x 30
300 WSM
30-30 Remington
.30-40 Krag
300 Holland & Holland
300 Winchester Magnum
.30-06
.30-03
.303 British
.303 British de fabrication française
32 Remington
.32-20 Winchester
.32 Winchester S.L.
338 Winchester Magnum
33 Winchester
.35 Winchester S.L.
.351 W.S.L.
35 Remington
35 Whelen
36 Allen Lipfire n°56
375 Winchester
375 Holland & Holland
38-40 Winchester
38-55 Winchester
40-40 Maynard
40-60 Colts
401 WSL
416 Rigby
416 Remington Magnum
.44-40
444 Marlin
.44 Evans Long
.45-70
458 Lott
.50-70
.50 Spotter
.50 Browning
.50 Vickers
.55 Boys
.577 snider
.577/.450 Martini Henry
.577/.476 Indian
58 Peabody
12 Greener Mark III
600 Nitro Express


Cartouches pour les armes de poing.

4,25 Liliput
5 mm Clément
5 mm Bergmann 1896
5,45 x 18
6 mm Velodog
6,35 Browning
6,5 Sunngard
6,5 Bergmann 1894
6,5 Bergmann 1896
7,25 mm Adler
7,5 Bergmann
7,5 mm Schmidt-Rubin
7,62 x 25 Tokarev M. 30
7,62 x 38 R Nagant
7,63 mm Mauser
7,65 Browning
7,65 Parabellum
7,65 Borchardt
7,65 mm Long
32 S & W Court
7,8 Bergmann
8 mm Nambu
8 mm Mle 1892
8 mm Gasser
8 mm Bergmann
340 Short Revolver
38 Mk 2
38 Smith & Wesson
38 super auto
38 Colt Auto
38 Long Colt
38 Spécial
357 Magnum
357 Maximum
380 ACP
9 mm Police
9 mm Makarov
9 mm Para
9 x 21 Gyurza
9 mm Mauser
357 SIG
9 mm Browning Long
9 mm Steyr
9 mm Largo
9,1 Abadie
9,4 x 21 R
9,65 Browning
400 Colt Magnum
40 Smith & Wesson
10 mm AUTO
10,4 x 20 cartouche d'ordonnance Mle 1878
41 Action Express
41 Remington Magnum
10,6 Ordnanz
11 mm 73
45 Francotte
11,3 Gasser
454 Casull
44 Smith & Wesson American
44 Smith & Wesson Russian
44 Special
44 Magnum
44 Auto Mag.
44 Colt
45 Colt 1909
45 A.C.P.
45 Auto Rim
45 Colt
455 Webley
45 Winchester Magnum
45 Schofield
455 Webley Auto
12 mm Perrin
500 Tranter
50 Remington Army
50 Action Express
577 Revolver


Tiré du manuel "LES CARTOUCHES POUR ARMES PORTATIVES" de l'Ecole Supérieur et d'Application du Matétiel.


Définition:


Une cartouche pour une arme portative est ce que l'on peut appeler un coup complet idéal puisque sont réunis solidairement tous les éléments de la munition.

Utilisation:


Ces cartouches sont destinées à être utilisées dans les armes suivantes:
Fusils, carabines, mousquetons, mitrailleuses, pistolets, pistolets-mitrailleurs, révolvers.

Organisation générale:


Une cartouche est composée des éléments suivants:
-un étui,
-une amorce,
-une charge de poudre,
-une balle.

Les étuis:


C'est un élément trés important dont la fabrication doit être irréprochable et exige du laiton sans défaut et convenablement écroui, et ceci dans le but de réduire au maximum les risques de fentes. On emploie en général du laiton de 67/33.
On fabrique également des étuis en acier protégés contre l'oxydation par bondérisation ou laquage (ou quelque fois les deux).
La forme des étuis est en fonction de l'arme dans laquelle ils seront utilisés. Ils sont sensiblement cylindriques pour les pistolets, PM et révolvers et de profil tronconique plus ou moins accentué pour les fusils, FM et mitrailleuses. La légère conicité présentée par les étuis facilite l'extraction.

Fabrication:


Les étuis sont fabriqués en partant de flans (rondelles découpées dans une bande de laiton).
Ils sont soumis successivement à diverses opérations d'étampage, d'étirage et d'usinage comportant un certain nombre de recuits.



Etude d'un étui:


Sur l'étui, on distingue différentes parties qui sont:

Le collet:


Il assure la fixation de la balle par serrage et sertissage (dans la gorge pour les balles qui en sont munies). l'étanchéité du joint balle étui est assuré au moyen d'un filet vernis à la gomme laque, le plus souvent coloré.

Le raccordement:


En forme de tronc de cône, il réunit le collet au corps de l'étui. Il assure la position de chargement à l'intérieur de la chambre de l'arme.

Le corps:

Partie cylindrique ou légèrement tronconique qui contient la charge de poudre.

Le culot:


Il comporte des parois plus épaisses. On y distingue:
-la gorge destinée à donner prise à la griffe de l'extracteur, elle sert en outre au maintient de la cartouche sur la lame chargeur pour celles présentées ainsi.
-les cartouches à bourrelet, celui-ci servait à la prise de la griffe de l'extracteur et determinait la position de chargement d'une façon trés précise.
-le logement de l'amorce, évidemment pratiqué à la partie inférieur du culot.
-éventuellement l'enclume, partie de métal faisant saillie dans le logement de l'amorce. Dans ce cas, l'étui comporte une amorce sans enclumette.
-le ou les évents qui font communiquer le logement de l'amorce avec l'intérieur de l'étui. Le diamètre de ces évents est calculé de façon à obtenir une inflammation optimum de la charge propulsive.

Position chargement.


La position de chargement est donnée par la surface d'appui qui limite la course de la cartouche vers l'avant. La distance qui existe entre cette surface d'appui et le fond de la cuvette de tir (partie de la culasse de l'arme qui vient au contact du culot de l'étui est appelée feuillure.



Etuis à gorge à percussion centrale.
(à 2 évents)





Etuis à gorge à percussion centrale.
(à 1 évent)



Rôle de l'étui.


-il réunit tous les autres éléments.
-il facilite le chargement, d'où plus grande cadence de tir et possibilité d'utiliser des armes automatiques.
-récipient étanche, assure une bonne conservation de la poudre.
-au départ du coup, se dilate et vient se plaquer contre les parois de la chambre assurant ainsi une obturation parfaite.

Etuis de manufacture


Très fréquemment, on utilise, pour la confection des cartouches de tir réduit, des étuis dits de "Manufacture".
Ce sont des étuis éliminés par triage au stade de la fabrication comme présentant des défauts apparents ne mettant pas en cause la tenue du tir et la conservation. Ils sont soumis aux épreuves de recettes comme les étuis bon de guerre.

L'amorce.


L'amorce est constituée par:
-une coupelle en laiton (ou en cuivre);
-une composition fulminante, contenue dans cette coupelle;
-un paillet qui recouvre la composition et destiné à assurer l'étanchéité;
-éventuellmeent une enclumette, auquel cas l'amorce sera destinée à l'amorçage des étuis à un seul évent;
-éventuellement un couvre amorce en laiton.

Elle est maintenue dans son logement par simple forcement, ou par listel (rabat de métal provenant du culot).
L'étanchéité au joint étui amorce est assuré par du vernis à la gomme laque quelquefois coloré.



La charge propulsive.


Elle est constituée par des poudres colloïdales à simple base ou à double base qui se présentent le plus souvent sous forme de paillettes (Pa), tubes (Tu), bâtonnets (Ba) ou sphères écrasées (Spé).


Charge d'emploi.


Pour une arme donnée elle est limitée par la pression d'emploi qui est en fonction de la résistance de l'arme, elle-même tributaire des caractéristiques de cette arme.
Cependant, on s'attache dans la limite de cette pression à obtenir une vitesse initiale à peu près constante quelque soit les lots de poudre et sensiblement voisine de la vitesse tabulaire.
Une cartouche pour arme portative pouvant être tirée dans toutes les positions y compris de haut en bas, un autre facteur important entre en jeu, c'est le rapport de remplissage de l'étui. Pour obtenir à coup sûr et dans tous les cas un allumage correct de la charge, il est nécessaire que la poudre occupe à l'intérieur de l'étui un certain volume.

La balle.


Conçue pour obtenir certains effets, c'est le projectile avec lequel le tireur agit en essayant d'atteindre un point défini.

La balle, comme le sautres éléments de la cartouche n'a pas cessé d'évoluer au cours des siècles. On s'est aperçu très vite qu'il y avait intérêt à utiliser un métal de densité élevée, ceci afin de réduire le coefficient balistique.
Le plomb durci par incorporation d'antimoine, métal peu couteux, répond à cette condition. Malheureusement, on constate un franchissmeent des rayures dû à l'échauffement supporté par la balle.

Pour remédier à cet inconvénient, on recouvre les balles en plomb d'une enveloppe en métal qui doit répondre aux conditions suivantes:
-être assez résistante pour ne pas abandonner le noyau;
-être assez dure pour ne pas se déformer, mais sans toutefois user le canon de l'arme;
-être assez épaisse et peu conductrice de la chaleur, pour préserver le noyau d'un commencement de fusion.

Les métaux employés pour la fabrication de cette enveloppe sont le cuivre, l'acier, le maillechort (Cu 80% Ni 20%), le laiton, ces deux dernier étant le plus souvent utilisés.

De telles balles qui comportent un noyau en plomb surmonté d'une enveloppe sont appelées "balles chemisées".
C'est le genre de balles qui est aujourd'hui à peu près universellement employé.



La forme de la balle à également une grande influence au point de vue balistique, en particulier sur la conservation de la vitesse.
Jusqu'en 1898, toutes les balles avaient une forme à peu près identique, cylindro-ogivale (ogive d'une hauteur égale au calibre). Pour une 8 mm, la masse était de l'ordre de 15g.



A la suite de travaux par le général Desaleux, une modification du profil fût décidée. c'est ainsi qu'apparut la balle 1898/D- bi-ogivale.

Elle comportait:
-une ogive de tête très effilé et terminée par un méplat (1,4 mm);
-une partie cylindrique;
-un culot ogival.

Sa masse était de 12,8 grammes et elle présentait les avantages suivants:
-vitesse initiale de 700 m/s (640 m/s pour la Balle M);
-trajectoire plus tendue;
-portée augmentée du quart de celle de la Balle M.

Puis vers 1912 de nouveaux travaux ont conduit à l'adoption de la balle tronconique, profil encore conservé de nos jours.



Forcement.


Une des conditions essentielles de la parfaite tenue de la balle sur sa trajectoire est une bonne prise des rayures dans l'âme, même si ces dernières sont légèrement usées.
Ce résultat est obtenu par ce que l'on nomme "le forcement".

Ce forcement est rendu possible:
a)en donnant à la balle un diamètre légèrement supérieur au calibre;
b)par l'inertie au départ du coup qui produit un léger gonflement de la balle.