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Meunier A 6 modèle 1916

Meunier A 6 modèle 1916
Origine: http://armesfrancaises.free.fr

Merci à D.T. pour ces photos en cours de restauration, (il manque le mécanisme en entier, le pontet, le magasin).

Meunier A 6 modèle 1916

Meunier A 6 modèle 1916

Caractéristiques:

Calibre: 7 mm.
Munition: 7 x 59.
Longueur totale: 1,2195 m.
Longueur du canon: 0,715 m.
Poids vide:4,025 kg.
Capacité du magasin: 5 cartouches.
Pays: France.

Généralités:
Le brevet a été déposé à Paris le 4 octobre 1915 sous le n° 502.478, par Emile Meunier représenté par Hippolyte Josse; il a pour objet un fusil automatique à recul du canon permettant d'armer le système de percussion au moment du recul, et d'amener par son retour; l'éjection de l'étui vide, l'introduction d'une nouvelle cartouche dans la chambre, la fermeture de la culasse. Le brevet couvre également une lame-chargeur inspirée de celle du Mauser. Il comporte deux planches particulièrement détaillées, qui montrent la complexité du mécanisme, peu apte à satisfaire aux données de la construction en grande série d'une arme de guerre.

Description:
Le fusil comprend d'abord une monture en bois, en deux parties réunies au niveau de la capucine, qui recouvre leur jonction:

- la partie arrière, monobloc, comprend la crosse la poignée-pistolet et les deux-tiers du fût, sur lequel sont pratiqués deux longs évidements latéraux pour faciliter la prise en main;
- la partie avant est évidée sur l'arête supérieure, et possède quatre évents de refroidissement latéraux; elle sert à la fixation de l'embouchoir, qui permet le coulissement du canon lors de son recul, possède un tenon pour la baïonnette, un anneau, et sert d'embase à un guidon analogue à celui des mousquetons Mle 1892; l'embouchoir supporte aussi le quillon classique type Lebel.

Le canon, bronzé comme le reste de l'arme (sauf la culasse et la plaque de couche, polies), mesure 715 mm au tonnerre, il comporte quatre rayures à gauche au pas de 200 mm, et monte une hausse à gradins de type Mauser, déjà adoptée par Meunier sur la carabine STA n°4, graduée de 300 à 2300 m, avec une position C, correspondant au réglage dit hausse de combat ou position moyenne.

La boîte de culasse est en deux parties, l'une solidaire du canon, l'autre fixée à la monture; dans sa partie voisine du canon, elle comporte trois secteurs filetés et trois secteurs lisses, correspondant à ceux de la culasse mobile. Elle est évidée au-dessus et latéralement, pour permettre l'éjection des étuis tirés et l'introduction du chargeur, et de même à sa portion inférieure, pour l'introduction de la nouvelle cartouche.

La culasse mobile est un cylindre recevant le levier de fermeture coudé horizontalement et à bouton moleté, le tout constituant ce que Meunier nomme la pièce extérieure; une pièce intérieure ou manchon, alésé pour servir de canal au percuteur, reçoit la tête mobile rotative portant les filets interrompus de verrouillage, et relié au boc extérieur par une rampe hélicoïdale interne. Le percuteur est constamment maintenu vers la droite par un ressort prenant appui sur un épaulement dudit percuteur et sur un replat du manchon extérieur; quand le percuteur recule sous l'effet de son ressort propre, son extrémité affleure la surface de la cuvette de tir et obture le canal, ce qui constitue une sécurité en cas d'amorce perforée.

La carcasse forme une armature renforçant la monture, dans laquelle elle est retenue par des vis et des tenons de recul; elle comporte plusisuers bielles et leviers commandant le mécanisme récupérateur de la culasse mobile. Ce mécanisme est composé d'un ressort hélicoïdal logé dans un forage coaxial à la crosse, et d'un piston agissant sur une bielle par le biais d'une chape et d'une rotule; la bielle agit sur le ressort de crosse au moment du recul du canon. Pour le retour en avant de la culasse mobile, la pression sur les rampes hélicoïdales la fait pivoter par rapport au manchon extérieur, et la dégage par rapport à la boîte de culasse.

Le mécanisme récupérateur qui ramène le canon vers l'avant, est logé dans la monture, et comporte un tenon fixé au canon par l'intermédiaire d'une bague sur laquelle se montent un tube-guide et un ressort qui s'appui sur l'embase dudit tube et sur le fond d'un autre tube, logé dans la monture. Le premier de ces tubes renferme un tampon cylindrique solidaire d'une tige et maintenu constamment vers la gauche; la tige coulisse dans un évidement du tube-guide. Au départ de la balle, le canon recul en refoulant le ressort, puis le tampon et son second ressort de maintien, ce système à deux ressorts agit dès que le canon est arrêté en fin de recul. L'énergie restituée par l'action conjuguée des deux ressorts permet le décollement de l'étui de la cartouche.

Le système de percussion est à chien, fixé à la sous-garde; la détente est articulée au pontet par un axe. Le chien est actionné par l'intermédiaire d'un grand ressort à deux branches, et soutenu par un axe fixé au pontet. L'ensemble du mécanisme est contenu dans une gaine, sorte de boîtier coulissant verticalement dans les deux rainures d'un support solidaire à la carcasse. Cette gaine comporte deux coulisses, dans lesquelles peuvent pénétrer les saillies latérales de la lame-chargeur.

L'élévateur est soutenu par un levier qui se déplace dans une coulisse solidaire du support, d'une configuration telle que la cartouche supérieure se présente toujours dans l'axe du canon; une butée de la planchette élévatrice empêche la culasse mobile de se refermer après le tir de la dernière cartouche.

Un levier de sûreté est situé en, avant du pontet, sur le côté droit, et mû par un bouton circulaire quadrillé, qui intervient sur l'extrémité du levier de gâchette.