7,65 Browning 380 ACP 6,35 Browning 22 LR Vidéo
Walther PPK

Walther PPK

Walther PPK
Origine:
www.eSIStoire.com

Caractéristiques:

Calibre: 7,65 mm, 9 mm, 6,35 mm, 22 LR.
Munition: 7,65 Browning, 380 ACP, 6,35 Browning, 22 LR.
Longueur totale: 155 mm.
Longueur du canon: 83 mm.
Hauteur: 100 mm.
Poids à vide: 590 g.
Capacité: 7 coups.
Pays: Allemagne.

Généralités:
A la mort de Carl Walther en 1915, ses trois fils; Fritz, Georg et Erich, lui succédèrent. Erich et Georg prirent en charge la direction, l'organisation interne et la commercialisation des produits. Frizt, armurier de grand talent, se chargea de l'étude et de la réalisation des armes nouvelles. Au cours des années qui suivirent, il mit au point trois pistolets qui permirent à la firme Walther de s'imposer sur le marché des armes de défense et de police (modèles PP et PPK) des armes de sport (modèles Olympia) et militaire modèles HP etP. 38). Le Walther PPK (Polizei Pistol Kriminal) est une arme de défense individuelle et compact, il peut être porté en toute discrétion. La majorité des exemplaires produits sont en calibre 7,65 mm Browning mais ces armes étaient également proposées en 9 mm court (380 ACP), 6,35 Browning et 22 LR.

Description:
Les caractéristiques principales sont:

- un fonctionnement à culasse non calée;
- un canon fixe qu'entoure le ressort récupérateur;
- un arrêtoir de fin de chargeur maintenant la glissière en arrière après le tir de la dernière cartouche;
- une platine à double action;
- une sûreté particulièrement performante, qui a été reprise sur de nombreuses armes. Cette sûreté comporte un double dispositif: une sûreté interne automatique qui bloque le chien tant que la gâchette n'a pas été relevée et l'empêche d'atteindre le percuteur, même si le pistolet tombe sur le chien, et un sûreté externe (sûreté manuelle) actionnée par un levier placé à l'arrière de la glissière du côté gauche. Lorsque cette sûreté est mise en oeuvre en poussant le levier vers le bas, elle s'interpose entre le chien et le percuteur, interdisant ainsi toute percussion et désarme automatiquement le chien qui revient alors à l'abattu.

Le débattement du levier de sûreté facultative est de 90° sur les modèles de fabrication précoces puis de 60° sur les modèles suivants.

L'indicateur de chargement est un dispositif qui fait saillie à l'arrière de la glissière, lorsqu'une cartouche se trouve dans la chambre. Il était optionnel sur les premières fabrications. L'indicateur de chargement fut ensuite constamment installé sur le PPK avant d'être souvent abandonné en fin de guerre, les modèles en 22 LR en sont dépourvus.

Des petites évolutions on eut lieu sur la platine sur les modèles avant guerre. Parmi les tous premiers exemplaires fabriqués, on rencontre des armes dotées d'un percuteur en deux parties dont la partie arrière est désalignée lorsque la sûreté manuelle est placée en position de sécurité. Dans cette configuration, toute percussion est impossible. Par la suite, ce type de percuteur sera remplacé par un percuteur d'une seule pièce. L'abaissement de la sûreté interposant l'axe de cette dernière entre le chien et le percuteur, suffit à rendre toute percussion impossible lorsque l'arme est en position de sûreté.

La plupart des PPK sont dotés de carcasse en acier, certains exemplaires commerciaux sont montés sur des carcasses en alliage d'aluminium. Les carcasses des modèles fabriqués en fin de guerre présentent un busc un peu plus proéminent que sur les modèles antérieurs. Par ailleurs, l'épaulement usiné à l'arrière du pontet, à l'endroit où de dernier s'articule à la carcasse, fut supprimé sur ces fabrications tardives.

De leur mise sur le marché aux environs de 1942, les pistolets bénéficient d'un polissage très soigneux des surfaces externes qui confèrent à leur bronzage un éclat particulier. Par la suite, la qualité du polissage se dégrade conférant au bronzage un reflet plus terne.

Les plaquettes de poignée sont en majorité brun clair, marbrées de traînées noires. Plus rarement des plaquettes noires ou gris-vert furent employées.

Numérotation:
Lorsque les Walther PPK commençèrent à être commercialisés, ils furent numérotés dans la même série que les Walther PP. Cette numérotation commença à 750 000 jusqu'à ce que la numérotation atteigne le million pour les deux types d'arme. A ce moment, la numérotation recommence dans deux séries distinctes pour chacun des modèles PP et PPK. Celle des PPK reprend au numéro 100 000 suivi de la lettre K.

Les numéros de série ne comportent en principe qu'un maximum de six chiffres. Toutefois, il arrive de rencontrer des pistolets dotés de numéros de série à sept chiffres alors que d'autres portent après leur numéro les lettres A ou W. Le numéro de série est généralement apposé du côté droit de l'arme, parallèlement au bord antérieur de la poignée. A la fin de la guerre, le numéro commencera à être porté horizontalement du côté droit de la glissière, devant la fenêtre d'éjection.

Poinçons:
Jusqu'en 1940, les PPK portent le poinçon d'épreuve N couronné apposé sur les armes commerciales à poudre sans fumée. Ce poinçon est apposé du côté droit de la glissière, de la carcasse et du canon (près de la bouche). A partir de 1940, le N couronné est remplacé aux mêmes emplacements par le nouveau poinçon d'épreuve adopté par le troisième Reich: un aigle à ailes déployées, surmontant une lettre N.

Les pistolets commandés par la Wehrmacht portent le poinçon de l'inspecteur du Waffenamt affecté aux usines Walther ou la mention WaA359. Ces poinçons sont généralement apposés du côté gauche de la glissière et de la carcasse (à l'arrière du pontet). La plupart des officiers achetant leur équipement à leurs frais, ces armes ne comportent donc que des poinçons commerciaux.

Les PPK livrés à la police s'identifient par la présence sur la carcasse (généralement à l'arrière du pontet) d'un poinçon de réception de la police: un aigle suivi des lettres C.F.K ou L.
Certaines administrations du IIIème Reich commandèrent elles aussi des PPK pour en doter leurs fonctionnaires chargés de missions de surveillance ou de sûreté. La plupart apposèrent une marque distinctive à l'avant de la poignée ou sur le flanc de la carcasse:

- RFV (Reichsfinanzverwaltung) pour le ministère des finances qui arma ses douaniers,
- DRP (Deutsches Reichsport) pour les services postaux,
- RJ (Reichsjustiz Ministerium) pour le ministère de la justice qui en équipa les gardiens de prison,
- PDM (Polizeidirektorat München) pour la police de Munich,
- NSKK surmonté sur un aigle aux ailes déployées mais légèrement repliées, ces armes étaient attribuées au corps motorisé national-socialiste chargé des transports. Etc.

Ces initiales sont souvent suivies d'un numéro répertoriant l'arme dans l'inventaire du ministère ou de l'administration concernée.

Les divers Organismes du parti national-socialiste commandèrent des PPK auprès des usines Walther, ainsi, des PPK portent sur le côté gauche de la glissière le logo RMZ pour (Reichszeugministerium), cet organisme avait la responsabilité du contrôle de la qualité des équipements livrés aux organisations national-socialiste.

On rencontre aussi des armes portant le plus souvent à l'avant de la poignée le marquage d'un groupe SA, par exemple, SA der NSDAP Gruppe Westfallen pour la Westphalie.

Marquages de la glissière:
Du côté gauche de la glissière:



Les tous premiers PPK mis sur le marché furent souvent marqués Mod PP, ce qui indique que le nom de baptême définitif de ce modèle n'a peut-être été adopté par Walther qu'un peu plus tard. En fin de guerre, ces marquages furent souvent omis, alors que le code ac attribué à l'usine Walther était apposé du côté droit de la carcasse, sous le numéro de série.