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Valmet M 82

Valmet M 82

Valmet M 82

Caractéristiques:
Calibre: 5,56 mm.
Munition: 223 Remington.
Longueur totale: 0,700 m.
Longueur du canon: 0,420 m.
Poids sans chargeur: 3,730 kg.
Capacité du magasin: 30 cartouches.
Pays: Finlande.

Description:
Comme le M 76 dans le calibre 5,56 mm, son prédécesseur, le M 82 est une arme fonctionnant à culasse calée, par emprunt des gaz. Il est bâti autour d'une carcasse en tôle d'acier emboutie, en forme de U, qui bénéficie d'une légèreté accrue pour un coût de fabrication moindre. Sur l'avant de la carcasse, c'est dans un bloc d'acier maintenu par cinq rivets que vient se visser le canon, et que viennent aussi se verrouiller les tenons de la culasse mobile, à la fermeture. Pour le reste, rails de guidage du porte-culasse, éjecteur fixe, mécanisme de percussion avec chien, gâchette et ressort torsadé, c'est toute l'organisation interne de l'AK 47 qu'on retrouve à s'y méprendre.

Il en va de même pour les pièces mobiles, encore que celles-ci aient subi quelques modifications de détail. La tête du piston de manoeuvre, notamment, s'est vu ajouter une collerette qui assure d'une part le guidage du piston dans le cylindre à gaz, et permet d'autre part un auto-nettoyage du cylindre par l'action des gaz résiduels. Toujours solidaire du piston, le porte-culasse a été allégé pour s'accommoder de la munition de 5,56 mm; mais hormis l'enlèvement de matière de part et d'autre de sa masse centrale, ses cotes générales demeurent inchangées. Il commande, d'une manière on ne peut plus classique, la rotation à 35° d'une culasse mobile que l'on confondrait avec celle de l'AK 47. La seule différence notable apparaît sur la tête de culasse: le diamètre de la cuvette de tir a été ramené aux dimensions de la munition de 5,56 mm. Du même coup, on a diminué l'arc de cercle formé par la griffe de l'extracteur, affaiblissant ainsi la prise de cette dernière sur le culot de la douille. Le ressort récupérateur est logé dans le tunnel borgne du porte-culasse, la tige-guide est prolongée par une butée qui prend appui sur la tranche arrière de la carcasse.

Le système d'emprunt des gaz n'offre rien de nouveau. La frette oblique est prolongée vers l'arrière par un embout sur lequel s'emboîte le cylindre à gaz, maintenu à son autre extrémité par deux rails découpés dans le bloc central de verrouillage. Autant pour le protéger que pour éviter d'éventuelles brûlures, le cylindre à gaz est cependant recouvert d'un carénage léger en matière synthétique, aux formes carrées, sur lequel on a reproduit les orifices d'échappement des gaz excédentaires.

La crosse, de forme originale, est faite de matériaux synthétiques renforcés par une armature métallique, cette crosse se présente comme une structure monocoque rigide, comprenant la poignée-pistolet et la partie inférieure de l'appui-joue; elle est évidée vers le haut, pour recevoir la carcasse et le canon, qui est enveloppé sur les deux tiers de sa longueur. La fixation est assurée à l'arrière par une longue vis traversant la plaque de couche et le dos renforcé de la carcasse. A l'avant, une calotte de tôle épaisse, montée à même le canon, permet de solidariser celui-ci à la crosse: à cette fin, la calotte porte trois tenons intérieurs qui s'emboîtent en même temps sur la frette d'emprunt des gaz et sur la face antérieure de la crosse par l'entremise d'un crochet métallique. La calotte est maintenue elle-même par deux écrous indépendants (un de serrage et une autre de blocage) qui se vissent sur une portion du canon filetée en surépaisseur. Outre l'échancrure supérieure à travers laquelle la carcasse et le canon sont mis en place, la crosse offre trois découpes fonctionnelles qui livrent respectivement passage à la détente (protégée par un pontet métallique), au chargeur et à son arrêtoir ainsi qu'à l'extension du sélecteur.

Les organes de visée sont décalés vers la gauche. La hausse et le guidon sont portés en surélévation par deux structures analogues, dont le profil triangulaire évoque inévitablement la silhouette du M 16. Fabriquées selon le procédé de fonderie à modèle perdu, ces structures sont formées de deux larges montants coulés d'une pièce avec un manchon qui enrobe le canon, où il est fixé par des goupilles. Le manchon de hausse épouse l'épaulement du canon pour s'accoler à la paroi antérieure de la carcasse, tandis que le manchon du guidon fait en même temps fonction de cache-flamme et de compensateur de relèvement.
Soudé sur son berceau de protection, l'oeilleton de hausse est réglable en dérive, mais d'une manière très rudimentaire qui exclut les corrections rapides et précises. Le berceau n'est en effet maintenu que par une simple vis à douille logée entre les montants de la structure. En débloquant cette vis, on libère le berceau qui peut se déplacer latéralement le long d'une encoche pratiquée à la jonction des montants: on voit que le réglage n'est possible que par approximation.... Au guidon, c'est une vis de même type qui permet de faire varier la hauteur du pointeau cylindrique pour effectuer les réglages en élévation.